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Lifesnotreadonly.net received an update this evening.
Almost four years on and I still like its wandering, thinking-a-little-too-quickly style. Train travel is unmatched in this respect.
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En français dans le texte :
Considérant qu’aux termes de l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : “La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi” ; qu’en l’état actuel des moyens de communication et eu égard au développement généralisé des services de communication au public en ligne ainsi qu’à l’importance prise par ces services pour la participation à la vie démocratique et l’expression des idées et des opinions, ce droit implique la liberté d’accéder à ces services…
Paragraphe douze d’un texte publié il y a deux jours par le conseil constitutionnel en reboutant la loi dite Hadopi. Partez, insipides querelles d’opposition-de-majorité, meurs, morosité pitoyable du monde politique, tremblez, faux débats sur la technique ! Le conseil constitutionnel, je voterai pour lui, je lui enverrai des fleurs, j’achèterai tous ses albums, et je lui demanderai un autographe ; quel type formidable tout de même…
Hop ! Le projet de loi Hadopi vient d’être adopté à l’Assemblée. Voilà donc mon ministère de la culture au travail, pour protéger l’Internet et la Création.
Sauf qu’en lieu de création, c’est bien de l’industrie du divertissement dont on parle (peut-être parce que d’autres ont déjà pris sa relève et assurent la publication de milliers d’œuvres par jour…). Nulle mention des autres façons d’envisager la création culturelle, ou de fabriquer du logiciel.
Et qu’en lieu et place de l’Internet, c’est bien d’un réseau centralisé dont on parle, puisqu’il est désormais admis que chaque nœud doit en être contrôlé. Comment, et par qui ? Nos députés n’ont pas encore très bien compris, et Madame la Ministre de la Culture s’étale pitoyablement sur le sujet. J’entends ricaner au fond des grandes cavernes d’échanges pair-à-pair.
Enfin. Ce qui me choque le plus dans cette histoire, c’est l’arrogance d’un ministère qui entend me dire ce qu’est, et n’est pas, un échange culturel, et ce que je peux et ne peux pas faire avec Internet. Mon Internet. Celui que je fabrique avec mon abonnement téléphonique, mon ordinateur, mes serveurs, mes photos, mes écrits, mes e-mails, mes documents professionnels. Un réseau pouvant relier, sans frottement, n’importe quelle âme sur Terre à une autre, une à dix autres, cent autres à une autre encore, un réseau d’échanges d’idées permettant toutes les configurations imaginables pour satisfaire notre soif de nous exprimer et d’apprendre. De communiquer. Un rêve de l’humanité qui devient réalité sous mes yeux. Revient-il à une quelconque autorité de m’y autoriser l’accès ?
Nous verrons. Alors, je me rassois et observe, mi-indigné, mi-amusé, la grosse machine bricolée rouler droit dans le ravin… nous en reparlerons dans cinq ans.
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Mise à jour, le 12 Juin : Blang ! Clang, badaboum, spchlaf !
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Mise à jour, le 1er Juillet : Vite, du scotch ! de la ficelle !